l'économie roumaine, ses ressources, son climat.

Economie

Après trois années de récession en 1997-1999, la Roumanie a renoué depuis 2000 avec la croissance, (+5,7% en 2001, + 4,9% en 2002 et + 4,9 % en 2003), tirée par les exportations et l’investissement. En 2004, cette croissance s’est accélérée pour atteindre 8,1%. En 2005, la croissance ralentit mais reste soutenue, autour de 5%, dans un contexte de forte demande intérieure. Le pays est confronté à d’importantes entrées de capitaux et à une forte appréciation du leu qui creuse les déficits extérieurs, le déficit courant pouvant atteindre 9% du PIB (7,3% en 2004). Cette croissance soutenue s’est accompagnée d’une désinflation graduelle depuis 2001 (40% début 2001 ; 9,3% fin 2004), qui se maintenait à ce niveau en juillet 2005, compte-tenu des hausses de prix administrés (énergie, notamment).

Toutefois, le déficit budgétaire reste élevé (près de 5%) et le déficit courant, aggravé en 2004, pourrait se détériorer encore en 2005, progressant de 60% au premier trimestre 2005. Alors qu’en 2002, le déficit courant ne s’élevait qu’à 3,4 % du PIB, il a atteint 6,1 % en 2003 et a atteint en 2004 4,4 Mds€ (7,4% du PIB).

En 2005 et 2006, la poursuite des privatisations (énergie, banques), permettra de couvrir une partie du déficit courant. Dans ce contexte, l’inflation, bien qu’en diminution sensible, reste forte, révélatrice d’une restructuration économique encore largement inachevée.

Le nouveau gouvernement, élu en décembre 2004, a annoncé des mesures fiscales, principalement un taux unique d’imposition de 16% pour les impôts directs. Globalement, malgré les défis auxquels se trouve confronté le pays, l’agence de notation Standard & Poors vient d’attribuer début septembre 2005 à la Roumanie la notation BBB - qui lui confère le statut d’ « investment grade ». L’agence prend en compte le dynamisme de l’économie roumaine, les perspectives d’intégration européenne, la volonté de réforme du nouveau gouvernement, singulièrement dans le domaine de la lutte contre la corruption. La Roumanie, qui a reçu en 2004 le statut d’ « économie de marché viable », devra encore montrer qu’elle sera capable de résister aux pressions concurrentielles au sein de l’UE, et reste soumise à 11 « clauses de sauvegarde », dont 2 concernent les chapitres Justice-Affaires Intérieures et Concurrence.  

 

Emploi : le travail en Roumanie attire des étrangers

 

Les multinationales roumaines ont des demandes d’embauchage de l’étranger, voire même d’Europe de l’ouest.

Les étrangers souhaitent accumuler de l’expérience sur un marché connaissant une hausse très forte. Selon les spécialistes, les candidats étrangers souhaitant travailler en Roumanie voient désormais dans le marché local un possible tremplin qui pourrait les aider dans leur carrière, dans le contexte d’une économie en plein essor. Ils sont persuadés de pouvoir obtenir ici des résultats professionnels beaucoup meilleurs étant donné que l’économie se développe, alors que les gains obtenus peuvent attirer l’attention de ’’la Centrale’’. Ils peuvent apprendre plus vite que cela ne saurait possible dans d’autres zones moins dynamiques. [Rompres]

 

Située en Europe Orientale, la Roumanie, dont la superficie est de 237.500 km², est bordée, à partir de l'Est, par l'Ukraine, la Moldavie, la Hongrie, la Serbie et la Bulgarie. La Roumanie possède un débouché maritime sur la Mer Noire (245 km de côtes).

La Roumanie dispose de ressources naturelles importantes. Le sous-sol renferme des gisements de pétrole, de gaz naturel, de charbon, de minerais (fer, cuivre, plomb) et de sel. 

Les terres agricoles occupent 40% de la surface du pays, les forêts 28% et les pâturages 20%. Les terres de Valachie, souvent constituées du fameux "tchernoziom" ukrainien, profondes et légères, sont les plus riches d'Europe. Les plaines de l'Ouest du pays, notamment dans le Banat, bénéficient également de sols fertiles. Les plateaux de Moldavie et de Transylvanie, moins favorisés, permettent néanmoins de pratiquer une agriculture diversifiée.

La montagne (le tiers de la surface du pays), d'altitude généralement modérée, est propice à l'élevage et à la sylviculture.

Le climat est continental, surtout au sud et à l'Est de l'Arc Carpatique.

Enfin, les chaleurs élevées de l'été et l'irrigation permettraient d'obtenir d'excellents rendements.

Dernière mise à jour de cette rubrique le 22/01/2007

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