investir en Roumanie pourquoi???

 
 
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Depuis 40 ans, les voitures françaises circulent en Roumanie. Renault, Citroën, Peugeot... tous ont laissé leur empreinte sur les modèles de voitures roumains. Si les années de transition après la chute du communisme ont été difficiles du point de vue des entreprises françaises, elles rattrapent aujourd’hui le temps perdu.

Par Ionut Bonoiu

Trois quarts des trois millions de véhicules immatriculés en Roumanie appartiennent aux marques Dacia, Oltcit, Renault, Peugeot ou Citroën, à savoir des voitures françaises ou des voitures d’inspiration française. Qu’il s’agisse de la Dacia Berline, la voiture la plus vendue de l’histoire du marché automobile (deux millions d’unités sur une période de 35 ans), ou d’Oltcit, ces deux véhicules qui ont marqué l’histoire automobile roumaine ont eu à la base des modèles Renault ou Citröen.

Et pourtant, certains des partenariats avec les constructeurs français n’ont pas toujours été conclus à l’amiable. Cela a fait qu’en 1989, l’année de la chute du communisme, l’industrie automobile roumaine ne comptait que deux producteurs en panne totale d’inspiration.

Si l’ancienne usine de véhicules Oltcit de Craiova a été achetée par les Coréens de Daewoo en 1990, Renault a eu besoin de plusieurs années de négociations. Il a finalement conclu un deal important qui lui a permis de prendre possession de l’usine de Pitesti en 1999.

Renault voyait le site de Pitesti comme l’un des éléments clés pour l’accomplissement du rêve du président de l’entreprise, Louis Schweitzer, à savoir la voiture à 5000 euros qu’il allait par la suite vendre dans les pays émergents.

Dans ces conditions, le constructeur local Dacia a dû passer par une longue période de restructuration qui s’est terminée par la réduction de presque la moitié du personnel. En parallèle, les investissements de Renault ont dépassé peu à peu le seuil des 200 millions de dollars que l’entreprise avait engagés lors de la signature du contrat de privatisation, pour dépasser par la suite l’ordre d’un milliard d’euros, argent qui devait financer les projets annoncés par Renault.

Devenu l’investissement le plus important de l’industrie automobile, la plate-forme de Dacia a commencé à donner des résultats conformes aux investissements réalisés, avec un chiffre d’affaires pour l’année 2005 qui dépasse 1,2 milliards d’euros. De surcroît, le constructeur local a réalisé un profit de 57 millions d’euros, une première depuis l’installation de Renault en tant qu’actionnaire. Deux ans seulement après sa mise en production, le modèle Logan a atteint une production de 250.000 unités, selon les données publiées par Renault en 2006, allant depuis au-delà de 300.000 véhicules, ce qui dépasse largement les estimations et les attentes initiales du groupe français.

Pour ce qui est de l’usine Daewoo de Craiova, elle a fait faillite il y a environ 5 ans. Daewoo Motor a essayé de liquider ses participations et le paquet d’actions majoritaires est entré dans la possession de l’État suite à un accord conclu à la mi-2006. Renault et d’autres constructeurs d’envergure semblaient intéressés par l’usine de Craiova, surtout que le groupe français est à la recherche de nouvelles solutions pour augmenter les capacités de production pour la Logan et, éventuellement, pour son partenaire d’alliance Nissan, qui ne détient jusqu’à présent aucune usine en Europe centrale et de l’Est.

Les investissements français dans l’industrie automobile ne s’arrêtent pas à Dacia. Beaucoup de producteurs français de composants ont eux aussi saisi le potentiel offert par la main d’œuvre qualifiée et bon marché présente en Roumanie. Ainsi, les fournisseurs traditionnels du groupe Renault et d’autres constructeurs ont implantés des unités de production sur le territoire roumain. Sur la liste figurent Faurencia, Valeo ou SNR Roulements et beaucoup d’autres encore.

Michelin, en quête de profits

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Michelin

 

Le grand producteur de pneus Michelin ne pouvait pas manquer au tableau des investissements français. Michelin a pénétré sur le marché roumain en 2001 avec l’acquisition de deux usines de pneus, ainsi que d’autres actifs du groupe Tofan. La transaction a été estimée à environ 80 millions de dollars. Michelin a investi des sommes importantes dans ces usines, dont la plupart de la production est destinée à l’exportation, et a réalisé en 2005 un chiffre d’affaires de plus de 200 millions d’euros.

Leader sur le marché international du pneu, Michelin compte réaliser du profit en Roumanie en 2007. Si en 2005 le groupe a réduit ses pertes d’un tiers et même si l’année 2006 est influencée négativement par l’augmentation des prix des matières premières et par la baisse de la demande aux États-Unis, le groupe estime qu’il va faire du profit en 2007.

Le groupe est propriétaire des usines Silvania Zalau et Victoria Floresti (les anciennes unités de production du groupe Tofan) ainsi que d’une usine de fils câblés construite suite à un investissement Greenfield à Zalau. Le groupe produit en Roumanie différents types et marques de pneus, commercialise des pneus neufs via un réseau de distribution et exporte du fil câblé en Europe et en Amérique du Nord.

Les feux de la Logan ont éclairé les affaires de la société Elba de Timisoara

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La Logan

 

Autre aspect des la présence sur le marché d’importants constructeurs automobiles : la relance d’autres entreprises locales roumaines. Par exemple, la croissance du volume de ventes de Dacia Logan a eu un impact positif sur le producteur de produits d’éclairage Elba Timisoara.

La société se situe parmi les premiers producteurs autochtones de corps d’éclairage. Les deux domaines clés de son activité sont la production de corps d’éclairage industriels, domestiques et de décoration, d’un côté, et de l’autre côté, de corps d’éclairage destinés aux véhicules.

L’entreprise concentre 40% de son activité sur le contrat conclu avec Renault, qui alimente les phares des Logan. Leur chiffre d’affaire a augmenté de 18% lors du premier trimestre de 2006, jusqu’à 28 millions d’euros, et comptera une croissance de plus de 20% à l’avenir.

La Logan remorque toutes les affaires

Le lancement sur le marché des nouveaux modèles de Dacia Logan a créé de nouvelles opportunités de développement pour les producteurs de mousse polyuréthane roumains.

Suite au volume important de ventes enregistré par la Logan, l’entreprise Spumotim de la ville de Timisoara a connu une hausse de 19% de son chiffre d’affaires sur une période de six mois, arrivant à 9,2 millions d’euros. La livraison de mousse polyuréthane à Dacia-Renault représente 30 à 50% du chiffre d’affaires enregistré par Spumotim et l’entreprise produit actuellement 20 nouveaux modèles de mousse pour les sièges des Logan.

L’usine Renault de Roumanie n’est pourtant pas la seule cliente de la Spumotim, car ils ont commencé à faire des livraisons pour une nouvelle usine de Renault située en Russie : un nouveau site d’assemblage des véhicules Logan pour le marché de l’Europe de l’Est

 
 
 
 
 
Un oléoduc pan-européen entre la Roumanie et l’Italie

 

La Roumanie, la Serbie, la Croatie, la Slovénie et l’Italie ont signé une accord visant la construction d’un conduit pétrolier entre Constantza (sud-est de Roumanie) et le port italien Trieste, qui transportera du pétrole de la mer Caspienne vers les États de l’Union européenne, écrit le quotidien Economistul.

Le projet de construction de l’oléoduc pan-européen (PEOP) de 1 400 km, dont la valeur se chiffrera à 2-3,5 milliards d’euros, correspond à l’objectif de l’UE de diminuer la dépendance énergétique envers la Russie et les pays du Moyen-Orient. [Rompres]

 
 
 
Projets économiques de la Roumanie pour 2007

 

Les projets économiques du cabinet Tariceanu pour 2007, selon Ziarul Financiar, sont les suivants : la vente des usines automobiles Daewoo de Craiova (sud de la Roumanie), le maintien du taux unique d’imposition et du cadre fiscal général, la diminution avec "modération" des contributions aux assurances sociales, l’encouragement de l’implantation de nouveaux investissements dans le domaine de l’énergie et les services publics, ainsi que la mise en place d’une administration avec "sens commercial" à la Caisse d’Épargne et de Consignation (CEC), la plus ancienne institution bancaire de Roumanie. [Rompres]  

 

La Roumanie, un enjeu et une bonne affaire pour l’Union européenne

 

Les effets de l’intégration sur l’économie roumaine, et les avantages qui en découlent pour la Roumanie, sont des thèmes longuement débattus par le milieu politique et le milieu des affaires roumains.
Personne n’a expliqué ce que veut dire pour l’Europe le marché roumain dans son ensemble, du point de vue économique, alors que l’intégration de la Roumanie est un gain et implicitement un moteur de croissance économique sur le marché européen. L’Union européenne a constaté que le potentiel de croissance économique de la zone n’est pas du tout à négliger et ce, parce que la Roumanie offre des possibilités attractives de développement dans presque tous les secteurs d’activité : position géographique, valorisation du marché immobilier, de "rétail", services sociaux, infrastructure routière et informationnelle, marché du capital.

Le secteur immobilier :
L’intérêt pour le domaine immobilier est très grand. Si le marché européen est devenu très stable (il n’y aura plus de mouvements importants), on ne peut dire la même chose du marché immobilier roumain, en croissance continue, et où l’on a un retour sur investissement très rapide.
Des fonds d’investissement ont déjà annoncé leur intention de pénétrer en Roumanie. Selon le président de l’Union nationale des agents immobiliers, Gabriel Zamfir, en Roumanie la demande de logements demeure à un niveau élevé ; aussi pourra-t-on encore construire facilement pendant dix ans. Le marché immobilier local reste une source considérable de profit. Le marché des transactions immobilières en Roumanie varie chaque année entre 3 et 6 milliards d’euros.

Terrains agricoles :
Les terres agricoles représentent un enjeu très important. Leur acquisition deviendra en peu de temps un investissement extrêmement profitable, si l’on tient compte du fait que les prix sont presque dix fois moindres que dans le reste de l’Union. En Roumanie un hectare de terrain agricole peut varier entre 1000-1500 euros alors que dans l’Union ces prix se situent entre 16.000 et 20.000 euros.

Informatique :
Dans le domaine IT&C (Internet et communication), la Roumanie peut devenir attractive pour les investissements en milieu rural, plus précisément dans le secteur "e-management", mais aussi dans celui de l’amélioration de l’interface entre le citoyen et l’administration. En 2005 on a enregistré une croissance d’environ 20% du secteur par rapport à l’année 2004, alors que pour l’année en cours on estime l’évolution à plus de 24%.
Le marché du domaine IT&C atteint 10% du PIB, le poids le plus important étant pour le secteur des télécommunications. Selon une étude IDC, on s’attend à ce que le marché des technologies de l’information atteigne cette année le niveau d’un milliard de dollars.

 

(source adevarul)

Dernière mise à jour de cette rubrique le 18/10/2007

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